Futurs d'antan, Revue futuribles n° 426

Économie, emploi - Société, modes de vie

L’utopie marxienne de la société communiste

Par

Qui a écrit que « personne n’est enfermé dans un cercle exclusif d’activités et [que] chacun peut se former dans n’importe quelle branche de son choix » ? « Que c’est la société qui règle la production générale et qui me permet ainsi de faire aujourd’hui telle chose, demain une autre, de chasser le matin, de pêcher l’après-midi, de m’occuper d’élevage le soir et de m’adonner à la critique après le repas » ? Il s’agit de Karl Marx dont nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance, un auteur dont l’œuvre imposante décrivit si pertinemment les combats à mener sans finalement, souligne Patrice Cailleba, fournir beaucoup d’indications sur sa représentation d’une société souhaitable, qui reproche d’ailleurs aux socialistes de l’époque leurs « peintures imaginatives de la société future » en les qualifiant d’utopiques, sinon de réactionnaires.

Karl Marx méritait bien un « futur d’antan » comme en témoigne ici l’analyse de Patrice Cailleba qui, s’appuyant sur les œuvres postérieures à 1845, présente, sous une forme synthétique, certains aspects particulièrement saisissants de sa pensée concernant le système de production (notamment l’abolition de la propriété privée au profit d’une propriété collective) et, une fois la production suffisante, sa recommandation d’en distribuer les fruits de manière équitable (à « chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins »). La pertinence et l’actualité de certaines des mesures préconisées ne manqueront pas de frapper nos lecteurs.

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