Tribune européenne, Revue futuribles n° 385

Géopolitique - Institutions - Société, modes de vie

L’Europe victime du passéisme électoral

À l’heure où sortira ce numéro de Futuribles, la campagne des candidats à l’élection présidentielle française sera en fin de course, le second tour de scrutin se tenant le 6 mai ; et une seconde campagne, celle des élections législatives du mois de juin, y succédera. Il y a peu de chances que la tonalité de cette seconde campagne diffère substantiellement de la première et fournisse aux électeurs français un regard objectif sur les opportunités, et les contraintes, qui découlent de l’appartenance de la France à l’Union européenne. Car, comme le déplore ici Jean-François Drevet, tous les partis, de droite comme de gauche, de gouvernement ou situés aux extrémités de l’échiquier politique, ont un discours foncièrement passéiste dans de nombreux domaines en lien avec les politiques communautaires.

Cela résulte sans doute d’une pression de l’opinion ; mais cela témoigne aussi d’une certaine forme de populisme consistant à exprimer ce que des électeurs souvent mal informés ont envie d’entendre. Or, comme le rappelle cette tribune, les marges de manœuvre de la France dans les domaines les plus concernés (mondialisation, crise de la dette, flux migratoires) sont très restreintes, et c’est mentir aux citoyens que de leur faire croire que les solutions viendront d’une action unilatérale de la France ou d’un désengagement des institutions internationales. Les solutions, bien au contraire, sont à chercher dans un renforcement des coopérations, en particulier européennes.

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