Editorial, Revue futuribles n° 292

Prospective de la recherche

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Surprenant est le hiatus, que souligne dans ce numéro Pierre Bonnaure, entre le discours officiel des dirigeants européens et la réalité de leur politique en matière de recherche-développement (R&D). D'un côté, en effet, ils affirment leur volonté de porter l'effort global de recherche à 3 % du produit intérieur hrut (PIB) d'ici 2010, et fixent pour objectif à l'Union de devenir « l'économie de la connaissance la plus dynamique et la plus compétitive au monde », donc de dépasser les États- Unis sur leur terrain de prédilection. De l'autre, ils diminuent — hormis en Suède et en Finlande — leurs dépenses de recherche qui, en moyenne, n'atteignent que 3,92 % du PIB...