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Cécile Désaunay
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Vers des logements intelligents et autonomes ?

Des logements connectés / intelligents


Annoncé depuis des années, le logement intelligent semble aujourd’hui sur le point de devenir une réalité pour trois applications principales : la consommation d’énergie, la sécurité et la protection des personnes âgées.

  • Contrôler la consommation d’énergie et d’eau

Le fonctionnement des différents équipements du logement peut être contrôlé manuellement ou automatiquement par une « intelligence » centralisée. Il peut s’agir d’un tableau de bord installé dans le logement et / ou d’une application utilisable à distance sur un smartphone. Il est ainsi possible de régler à distance la température du logement, d’allumer, d’éteindre ou de mettre en veille des appareils (chaudière, chauffe-eau, lave-vaisselle, lave-linge…), de contrôler l’ouverture ou la fermeture des volets roulants, etc.

Des promoteurs immobiliers tels que Nexity commencent à proposer des logements neufs équipés d’une application centralisée permettant de contrôler les équipements du logement (consommation d’énergie, d’eau…), mais aussi d’informer ses occupants sur les parties communes (panne d’un ascenseur…)[1].

  • Protéger le logement

Selon un récent sondage d’OpinionWay pour la Macif[2], 74 % des Français se disent inquiets quant à la sécurité de leur logement (cambriolage, incendie, inondation…). Ils sont presque aussi nombreux à penser que les applications sur smartphone alertant en cas de problème constituent une solution efficace, même si seuls 7 % en sont équipés et seul un tiers se disent prêts à en acquérir un. En réponse, les assureurs proposent désormais des services de ce type. Ainsi, la Macif supprime les franchises en cas de sinistre en échange de l’installation de services de surveillance du logement grâce à des objets connectés : caméras de vidéosurveillance, détecteurs de fumée, de présence, d’inondation…[3] Ils sont reliés à une application qui alerte l’occupant en cas d’anomalie. Dans la résidence parisienne « intelligente » du promoteur Nexity, les occupants disposent d’un service similaire d’alarme, de vidéosurveillance et de détecteur de fumée connectés à une application smartphone.

L’exemple de l’interrupteur intelligent Switch de BNP Paribas* : un bouton, des actions pour contrôler l’ensemble des objets connectés de la maison

* Voir « BnP Paribas Real estate se lance dans l’Internet des services : smart Building », communiqué de presse BnP Paribas Real estate, 3 février 2016. URL : https://www.realestate.bnpparibas.fr/bnppre/fr/presse/communiques-presse/bnp-paribasreal-estate-lance-internet-services-smart-building-2016-02-03-p_1652252.html. Consulté le 22 août 2016.

Source :
« Place à l’interrupteur connecté qui facilite notre quotidien », BnP Paribas Real estate, 19 janvier 2016. uRL : http://www.limmobilierdunmondequichange.fr/placea-linterrupteur-connecte-qui-facilite-notre-quotidien/. Consulté le 22 août 2016.

  • Protéger les personnes âgées

Enfin, le potentiel des logements connectés est mis en avant pour le suivi des personnes âgées en perte d’autonomie. Des détecteurs de présence permettent d’allumer et d’éteindre les lumières, des détecteurs de chute ou des appareils devant être déclenchés tous les jours à la même heure (cafetière, douche, etc.) alertent les secours en cas de problème[4].

 Perspectives à l’horizon 2025

Tout comme dans le domaine de la santé, les objets connectés dans le logement pourraient connaître des développements différenciés.

Plusieurs facteurs pourraient les favoriser :

  • leur utilité en matière de réduction des factures d’énergie et d’eau, de protection des biens et des personnes ;
  • le confort qu’ils peuvent apporter au quotidien ;
  • le fait que leur utilisation pourrait être rendue obligatoire par certains acteurs : assureurs, promoteurs immobiliers…

À l’inverse, d’autres facteurs pourraient freiner leur essor :

  • le coût et la complexité d’utilisation de certains équipements rapportés à leurs bénéfices ;
  • les questions de sécurité, qu’elles soient liées à des risques de piratage (intrusion dans le logement) ou de défaillance de certains objets.


[1] « Nexity livre ses premiers logements connectés dans Paris », Nexity, 3 décembre 2016. URL : https://infolocs.files.wordpress.com/2015/12/nexity-livre-ses-1ers-logements-connectes.pdf. Consulté le 22 août 2016.

[2] « Sondage Macif OpinionWay : les Français et les risques habitation », février 2016. Voir URL : https://macif.fr/web/site/groupe/accueil/ressources_humaines/nous_rejoindre/decouvrir_la_nouvelle_offre_habitation_macif?tri=domaine&valeur.  Consulté le 23 août 2016.

[3]Ibidem.

[4] « Immobilier des seniors : des logements évolutifs », Le Point, 19 octobre 2015. URL : http://www.lepoint.fr/dossiers/immobilier/special-immobilier/immobilier-des-seniors-des-logements-evolutifs-19-10-2015-1974842_452.php. Consulté le 22 août 2016.