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Cécile Désaunay
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Quelle acceptabilité des objets connectés ?

Dans tous les secteurs d’application possible des objets connectés, la question de l’acceptabilité se pose de manière plus ou moins aiguë, car elle pourrait se traduire par un désintérêt voire un rejet massif de certains équipements.

Une acceptabilité élevée pour les nouvelles technologies


Comme l’explique Jean-Pierre Loisel de l’INC (Institut national de la consommation), historiquement, les consommateurs ont toujours accepté très facilement les nouvelles technologies. Ainsi, le taux d’adoption des nouvelles technologies ne cesse de s’accélérer, comme le montre le graphique ci-dessous. Celui-ci doit néanmoins être interprété avec du recul, dans la mesure où il agrège des technologies très différentes, relevant pour certaines de « macro systèmes techniques »[1].

En matière d’objets connectés, en France, les attentes les plus fortes, concernent le logement et le bien-être (santé, sport, alimentation)[2]. Un certain nombre d’avantages sont mis en avant (voir graphique ci-dessous).

Le degré d’acceptabilité pourrait varier fortement selon les objets et les publics. Il est a priori élevé pour les objets dont l’utilité et la sécurité ont été dé - montrées. Ainsi, l’acceptabilité est apriori relativement élevée pour les voitures autonomes.

En 2015, selon l’Observatoire Cetelem[3], trois personnes sur quatre (15 pays couverts à travers le monde[4]) pensent que les véhicules autonomes circuleront bientôt sur les routes et 55 % des répondants se disent intéressés par leur utilisation. L’acceptabilité est encore plus élevée dans les pays en développement (Inde, Chine). Le véhicule pourrait alors devenir un lieu de vie, permettant de travailler, discuter avec les autres passagers, regarder des vidéos, etc.

Incertitude majeure Quels freins à l’adoption des objets connectés?


En dépit de cette acceptabilité globale des objets connectés, un certain nombre de freins sont aussi mis en avant par les individus : 75 % des Français interrogés par OpinionWay[5] citent les questions de sécurité et la multiplication des applications nécessaires pour faire fonctionner chaque objet.



[1] VIDALENC Éric, « L’accélération technologique, mythologie contemporaine », blog Perspectives sur la transition énergétique… (parfois numérique), 30 décembre 2015. URL : http://alternatives-economiques.fr/blogs/vidalenc/2015/12/30/l’acceleration-technologique-mythologie-contemporaine/. Consulté le 24 août 2016.

[2] « Objets connectés : ce qu’en attendent les Français », étude La Poste-OpinionWay, décembre 2014. URL : http://www.docapost.com/wp-content/uploads/2015/01/infographie-la-poste-generique.pdf Consulté le 24 août 2016.

[3] Voiture autonome : les automobilistes prêts à lâcher le volant pour la Silicon Valley », L’Observatoire Cetelem

2016. URL : http://observatoirecetelem.com/publications/2016/observatoire-cetelem-automobile-2016.pdf. Consulté le 24 août 2016.

[4] Afrique du Sud, Allemagne, Belgique, Brésil, Chine, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Mexique, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Turquie.

[5] « Objets connectés : ce qu’en attendent les Français », op. cit.