Analyse prospective

Territoires, réseaux

Quel avenir pour les Postes en Afrique de l'Ouest ?

Par

Les services postaux en Afrique se trouvent actuellement à une période charnière de leur existence. En effet, les échanges postaux en Afrique se caractérisent, comparativement aux pays occidentaux, par : des volumes faibles, des échanges en grande partie internationaux, des difficultés d’acheminement liées à la faiblesse des infrastructures, et un coût du service souvent prohibitif pour les ménages. D’un autre côté, le développement de l’e-commerce et des marketplaces, et l’engouement naissant qu’ils suscitent auprès d’une population africaine jeune et en croissance laissent entrevoir des perspectives de développement plutôt favorables dans les années à venir.

Le réseau postal ouest-africain dispose actuellement d’atouts non négligeables, comme sa proximité avec les pouvoirs publics qui lui permettent d’accéder à un marché national, voire à l’échelle de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). En revanche, la concurrence de nouveaux acteurs privés, notamment les marketplaces pour qui le service de livraison constitue un aspect crucial du modèle économique, et la capacité de diversification notamment dans les services financiers représentent des défis de taille pour les Postes d’Afrique de l’Ouest.

Ce panorama consacré aux postes ouest-africaines s’efforce par conséquent d’aborder les activités postales dans leur contexte particulier, et non par le prisme des références occidentales.

Ceci exposé, il n’en reste pas moins vrai que les grandes tendances observées ces dernières années à l’échelle mondiale, sont également à l’œuvre en Afrique de l’Ouest. L’ambition de cette note est donc d’esquisser les trajectoires possibles de ce marché particulier dans les différents pays d’Afrique de l’Ouest.

Ce texte est issu du Forum prospectif de l'Afrique de l'Ouest. Ce forum agit comme catalyseur des réflexions existantes sur le futur. Associant recherche, publications et débats, il a vocation à devenir un lieu de construction d’une réflexion sur les futurs possibles de l’Afrique occidentale et sahélienne qui conduise à l’action.