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L'évolution du débat capitalisation versus répartition

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Le débat « capitalisation vs répartition » est actuellement occulté en France, comme si les pouvoirs publics estimaient la mixité de ces deux systèmes – qui, pourtant, est appliquée dans plusieurs pays du monde – inconcevable en France. À ce propos, François Charpentier a évoqué l’anecdote curieuse de Guillaume Sarkozy, frère du Président Nicolas qui, à la tête du groupe paritaire de retraite et de prévoyance Malakoff Médéric, projette de constituer une filiale commune avec la CNP (Caisse nationale de Prévoyance) pour créer un produit d’épargne retraite.

François Charpentier a tenu à rappeler l’histoire de ce débat, qui remonte, en France, au début du XXe siècle. Il a montré comment les pouvoirs publics français s’étaient efforcés, depuis les années 1980, de sauvegarder un modèle par répartition dominant, en dépit de conditions démographiques et économiques dégradées, leur méfiance envers la capitalisation s’étant accentuée depuis la crise des fonds de pension anglo-saxons et notamment américains à partir des années 2000. L’examen de la réforme en gestation en France et des diverses formules envisagées l’a amené à évoquer l’exemple
de l’Allemagne, régime « bismarckien » fondateur dans lequel a été introduit, en 2001, un système d’épargne retraite individuelle.