Session de formation

Futurs de villes. Les villes et leurs acteurs au défi des transitions

31 mars 2022, 9h15 - 1 avr. 2022, 17h00

OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES ET COMPÉTENCES VISÉES
Transition écologique, transition numérique et transition des mentalités : bien qu’elles ne soient pas de même nature, ces transitions se combinent pour modifier en profondeur la manière dont on vivra, habitera, travaillera, se déplacera, consommera, apprendra, jouera dans les villes à l’horizon 2030 ou 2040.

L’édition 2022 de la session « Futurs de villes » a pour objectif de donner des outils d’analyse de ces transitions : quels en sont les moteurs et les effets, tant en termes d’« usages » de la ville que de modes de « fabrication » ou de transformation, ou d’émergence d’acteurs ? Mais, il convient aussi d’identifier les points d’appui et de stabilité par rapport à ces transitions, et quels en sont les principaux défis.

De façon générale, cette session vise à rendre compte des réflexions en pointe dans le domaine de la ville et des nouvelles problématiques urbaines, et à permettre de faire le pont entre savoirs académiques et personnes en responsabilité dans les organisations. Il s'agit de donner aux participants des matériaux qui nourrissent leurs réflexions sur les différentes évolutions possibles des villes. Il s’agit aussi de les doter de repères et de clefs de lecture permettant de définir les finalités de l’action afin d’être ensuite en mesure de passer à la mise en œuvre.

Cette session s’adresse aux personnels d’entreprises impliquées dans la production du cadre urbain (BTP, éco-technologies, énergie, transports...), aux collectivités territoriales, aux agences d'urbanisme…, et plus généralement à tous ceux qui s’intéressent à l’avenir du cadre urbain.

Cette formation peut être suivie à Paris et à distance.

PROGRAMME DE LA FORMATION
JEUDI 31 MARS 2022
9h00-9h15 - Petit déjeuner d'accueil / connexion

9h15-9h45 - INTRODUCTION GÉNÉRALE ET TOUR DE TABLE
Isabelle BARAUD-SERFATY, coordinatrice de la session, économiste et urbaniste, directrice d'Ibicity

9h45-11h15 - PEUT-ON PORTER UN PROJET DE TRANSFORMATION ÉCOLOGIQUE  DES VILLES QUI ARTICULE LE LOCAL ET LE MONDIAL ?
Le consensus sur la transition écologique des villes renvoie en fait à des réalités contrastées. Qu’il s’agisse des différentes nuances autour de l’écologie, de l’articulation avec d’autres objectifs (social, économie), des réalités du territoire, des tensions autour de l’urgence et du respect de la démocratie, il n’existe pas un mais des projets écologiques pour transformer les villes.
Face à cette complexité, dépasser les clivages de principe — croissance / décroissance, petits projets / grands projets, innovation / préservation — et penser l’interaction entre les acteurs — public/  privé, citoyens / institutions — est nécessaire. Il est également essentiel de regarder ailleurs (approche comparative).
C’est enfin autour des enjeux de méthode que se joue la légitimité des projets portés : articulation long / court terme, inscription dans l’espace, interaction entre les citoyens et les institutions pour restaurer la confiance, créer du commun et trouver les voies d’une créativité concrète.
Lucile SCHMID, vice-présidente de La Fabrique écologique, membre du comité de rédaction de la revue Esprit

11h15-11h30 - Pause

11h30-13h00 -
TRANSITION NUMÉRIQUE : LES PLATES-FORMES NUMÉRIQUES AURONT-ELLES LES CLEFS DES VILLES ?
Il ne faut pas jeter la transition numérique avec l’eau du bain de la smart city. Selon le sociologue Dominique Cardon, l’entrée du numérique dans la société constitue une rupture anthropologique majeure, dont les effets vont au-delà de ceux de la seconde révolution industrielle pour se rapprocher de ceux provoqués par l’invention de l’imprimerie : changements économiques, politiques, mais aussi intellectuels, religieux, psychologiques. En l’espace de quelques années seulement, le numérique a consacré l’émergence d’un nouveau type d’acteurs dans la ville : les plates-formes numériques, qui bousculent la manière d’habiter, de se déplacer, de travailler, ou de faire ses courses. Cette séquence visera à comprendre quelles sont les logiques d’action de ces plates-formes et jusqu’où elles peuvent se rendre indispensables dans la délivrance des services aux habitants des villes.
Antoine COURMONT, directeur de la chaire Villes et numérique à Sciences Po Paris, coauteur de
Gouverner la ville numérique, 2019 et auteur de Quand la donnée arrive en ville. Open data et gouvernance urbaine, 2021

13h00-14h30 - Déjeuner

14h30-16h00 - TRANSITION DES MENTALITÉS : LES HABITANTS SOUS NOS YEUX !
La transition des mentalités découle des deux transitions précédentes (la prise de conscience écologique doit conduire à un changement des habitudes ; la transition numérique modifie les manières de travailler, d’apprendre, etc.), mais aussi de changements plus structurels, comme l’allongement de la durée de vie avec des impacts sur les (re)compositions familiales (cf. Petite Poucette de Michel Serres), les ressources disponibles pour se loger (au mieux on hérite à la retraite), le vieillissement de la population. Parallèlement, les aspirations changent : le « droit à la piscine » fait suite au « droit à la ville », « l’économie de la débrouille » prend son essor, l’ouvrier de la logistique remplace l’ouvrier d’usine, et les jeunes nés à partir de 1996 sont 47 % à apprécier les tacos contre seulement 28 % à aimer la blanquette de veau. Quelles villes ces nouvelles aspirations façonnent-elles ?
Jean-Laurent CASSELY, journaliste et essayiste, coauteur de La France sous nos yeux, 2021, chroniqueur pour Slate.fr et L'Express, spécialiste des modes de vie et des questions territoriales

16h00-16h30 - Pause

16h30-18h00 - LES OPÉRATEURS QUI INNOVENT DANS LA VILLE : TOUS HYBRIDES ?
Pour apporter des réponses concrètes aux nécessaires transitions du monde urbain, de plus en plus de collectivités locales développent leurs propres laboratoires d’innovation et d’expérimentation urbaines. Outre le fait que ces expérimentations associent des acteurs de plus en plus variés (des start-ups aux associations, des collectivités aux grandes entreprises, des citoyens aux chercheurs), un élément marquant est le caractère de plus en plus « hybride » de certains de ces acteurs, qui sont par exemple à cheval sur différents secteurs ou combinent des modèles économiques marchands et non marchands.
Marion APAIRE, directrice de l’Urban Lab chez Paris&Co

VENDREDI 1er AVRIL 2022
8h45-9h00 - Petit déjeuner d'accueil / connexion

9h00-10h30
- LA GÉOGRAPHIE DES VILLES AU DÉFI DES TRANSITIONS : VIERZON RESTERA-T-ELLE VIERZON ?
Même si les glaciers fondent et si la ligne de côte recule, l’histoire et la géographie des villes restent encore déterminantes. En quoi constituent-elles une forme de permanence dans ces transitions ? Alors que le concept d’égalité des territoires, à la base du consensus politique en France depuis la IIIe République, était jusqu’à récemment ébranlé par la métropolisation et la mobilité croissante de la population, les transitions créent-elles de nouvelles inégalités ? Et alors que le numérique permet largement l’ubiquité, la géographie a-t-elle encore un sens ?
Philippe ESTÈBE, géographe, directeur d’études chez Acadie, directeur de publication de la revue Tous urbains, auteur de L’Égalité des territoires. Une passion française, 2015

10h30-11h00
- Pause

11h00-12h30 - À QUOI RESSEMBLERONT LES RUES DES VILLES DE DEMAIN ?
• Gestion publique, privatisation, bien commun : quels équilibres ? Quels impacts des acteurs numériques ?
• Partages et accumulations : transformation des espaces
• Renaturation, modes actifs et sociabilités : des convergences
• (Ultra)proximité, dark stores, logistique : de nouvelles dynamiques
Cécile DIGUET, directrice du département Urbanisme, aménagement et territoires de l'institut Paris Région

12h30-14h00 - Déjeuner

14h00-15h30EFFETS DE LA MONDIALISATION ET INÉGALITÉS VUS DEPUIS LES VILLES DU SUD
Qu’il s’agisse de l’émergence de l’urbanisme transitoire ou d’une certaine gestion de l’informel, les subaltern studies défendent que les villes du Sud ont à apprendre aux villes du Nord. Il s’agira ainsi de décaler le regard sur les villes du Nord, tout en s’interrogeant sur les effets de la mondialisation sur les villes et leurs habitants, et sur la question des inégalités.
Armelle CHOPLIN, professeure à l'université de Genève, département de Géographie et environnement & Global Studies Institute, coauteur de La Mondialisation des pauvres, 2018 et auteur de Matière grise de l’urbain. La vie du ciment en Afrique, 2020

15h30-15h45
-
Pause

15h45-17h00 - SYNTHÈSE ET ÉVALUATION
Isabelle BARAUD-SERFATY

SUIVI ET APPRÉCIATION DES RÉSULTATS
Toutes les séances seront introduites par un exposé très largement illustré d’exemples concrets et ponctué d’échanges avec les participants qui permettent de s'assurer de l'acquisition des connaissances.

PUBLIC VISÉ ET PRÉREQUIS
Cette formation s’adresse aux personnels d’entreprises impliquées dans la production du cadre urbain (BTP, éco-technologies, énergie, transports...), aux collectivités territoriales, aux agences d'urbanisme…, et plus généralement à tous ceux qui s’intéressent à l’avenir du cadre urbain.
Nous nous réservons le droit de vous joindre pour vérifier l'adéquation de votre profil avec le programme choisi afin de garantir l'homogénéité du groupe et la qualité de la formation.
Cette formation ne nécessite pas de prérequis spécifiques.

MOYENS PÉDAGOGIQUES TECHNIQUES ET D'ENCADREMENT
Un dossier de base sera remis aux participants comprenant la copie papier des principaux supports utilisés ainsi qu’une bibliographie. Ce dossier sera envoyé avant la formation et pourra être complété au cours de la formation.
Le nombre de participants sera limité à 20 afin de permettre un maximum d’échanges. La formation à distance se tiendra via l'application Teams.
La session sera animée par Isabelle BARAUD-SERFATY, économiste et urbaniste, directrice d'Ibicity.

FRAIS D'INSCRIPTION ET DURÉE
Les frais d'inscription se montent à 1380 euros hors taxe, soit 1656 euros TTC (TVA à 20 % incluse). Ils comprennent la participation à la formation, les déjeuners et les supports.
Toute inscription multiple permet, dès la 2e inscription, de bénéficier d'une réduction de 10 % (remise non cumulable avec les remises dont bénéficient les membres de Futuribles International).
Les membres partenaires de Futuribles International sont dispensés de frais d'inscription (valable pour une personne dans la limite des places disponibles).
Vous pouvez joindre Corinne Roëls, +33 (0)1 53 63 37 71 - croels@futuribles.com, pour toute question sur les modalités de participation à distance.
Futuribles International est un organisme de formation. Son numéro d'enregistrement est le 11751653975. Futuribles International est référençable dans le DataDock et certifié Qualiopi.
La formation dure 14 heures réparties en deux journées.

MODALITÉS D'ÉVALUATION
Cette session de formation fera l'objet d'une évaluation par les participants. À l'oral, à la fin de la session et à l'écrit, par le biais d'un questionnaire électronique envoyé à chaque participant.

Avec ESTÈBE Philippe, BARAUD-SERFATY Isabelle, CHOPLIN Armelle, CASSELY Jean-Laurent, SCHMID Lucile, COURMONT Antoine, APAIRE Marion, DIGUET Cécile

Informations pratiques

Lieu
47, rue de Babylone, 75007 Paris, France ou à distance via Teams
Organisateur
Futuribles International
Téléphone
+33 (0)1 53 63 37 71
E-mail
croels@futuribles.com
Pièce jointe
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Inscription

Tarif HT : 1380,00 €
Tarif TTC : 1656,00 €

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    Tarif TTC : 1656,00 €

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