Théorie économique

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Économie, emploi - Société, modes de vie

Civiliser le capitalisme

Civiliser le capitalisme

Le titre de l’ouvrage pourrait faire craindre le pire : l’auteur va-t-il nous servir une énième idéologie, comme celles qui coûtèrent une centaine de millions de morts au XXe siècle, en guerres, famines et génocides ? Ou bien une utopie « décroissantiste » ou techno-rétrograde de plus ? Heureusement non. Du haut de l’Observatoire français des conjonctures économiques, qu’il préside, Xavier Ragot se borne à examiner sagement le monde tel qu’il va et à tirer les enseignements des crises successives ...

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Économie, emploi - Société, modes de vie

L’Impasse. Étude sur les contradictions fondamentales du capitalisme moderne et les voies pour le dépasser

L’Impasse. Étude sur les contradictions fondamentales du capitalisme moderne et les voies pour le dépasser

L’auteur de ce livre a commencé sa carrière professionnelle comme conseil en développement d’entreprise auprès de maçons, de chocolatiers, d’imprimeurs… Il y a découvert des valeurs essentielles : la simplicité, l’humilité, la transmission de savoir-faire. Son poste d’enseignant en économie associé à l’Université lui a donné ensuite l’occasion d’innombrables échanges enrichissants avec étudiants et collègues. Il a aussi partagé avec enthousiasme l’avènement de la nouvelle économie au tout début des années 2000 ...

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Économie, emploi - Ressources naturelles, énergie, environnement

La Théorie du donut. L’économie de demain en 7 principes

La Théorie du donut. L’économie de demain en 7 principes

Venant d’un mouvement, Oxfam, dont le but affiché est de lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde, mais dont quelques-unes des 20 associations membres rêvent aussi de faire table rase du passé pour mettre en place « une autre économie » ou « une autre société », on pouvait s’attendre à une pesante diatribe de 400 pages, bourrée de lieux communs. Or cet ouvrage est pondéré, agréable à lire et bien documenté (pas moins de 15 pages de bibliographie ...

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Économie, emploi - Société, modes de vie

Au-delà de la propriété. Pour une économie des communs

Au-delà de la propriété. Pour une économie des communs

Benoît Borrits est cofondateur et animateur de l’association Autogestion, et auteur de plusieurs travaux sur le travail et les coopératives. Dans son dernier ouvrage, Au-delà de la propriété, il propose des pistes d’appropriation citoyenne des outils de production à partir des expériences passées de socialisation et de dynamiques à l’œuvre. Sa proposition vise à dépasser les limites rencontrées historiquement par le mouvement coopératif et la propriété collective pour aller vers les « communs ». Pierre Dardot, philosophe et chercheur ...

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Économie, emploi - Société, modes de vie

Le Mythe de la « théorie du ruissellement »

Le Mythe de la « théorie du ruissellement »

La théorie du ruissellement est, selon l’auteur du livre, un objet paradoxal dans le champ économique : — Ce n’est pas une théorie, en ce sens qu’elle ne correspond à aucun modèle décrit dans une publication académique ; l’anecdote voudrait même qu’elle ait été définie aux États-Unis en 1932 par un humoriste pour s’en moquer, puisque selon lui, si l’argent ruisselle (trickle down) c’est toujours vers le haut, de la poche des pauvres vers celle ...

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Économie, emploi

L’Emprise des marchés. Comprendre leur fonctionnement pour pouvoir les changer

L’Emprise des marchés. Comprendre leur fonctionnement pour pouvoir les changer

Michel Callon, du Centre de sociologie de l’innovation, porte depuis longtemps son regard de sociologue des sciences et des techniques sur le domaine économique. Il y a 20 ans, il introduisit la notion de performativité pour désigner la manière dont la théorie économique équipe et façonne une réalité qu’elle prétend observer, notion qui a grandement influencé les recherches. Aujourd’hui, dans L’Emprise des marchés, il synthétise et ordonne 30 ans d’investigations collectives sur les processus marchands ...

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Futurs d'antan

Économie, emploi - Société, modes de vie

The Marxian Utopia of the Communist Society

Who was it who wrote that, “Nobody has one exclusive sphere of activity but each can become accomplished in any branch he wishes”? And that “society regulates the general production and thus makes it possible for me to do one thing today and another tomorrow, to hunt in the morning, fish in the afternoon, rear cattle in the evening, criticise after dinner”? The answer is Karl Marx, the bicentenary of whose birth we celebrate this year, and an author whose imposing body of work offered such an apt description of the struggles that needed pursuing, without however, as Patrice Cailleba highlights, providing many pointers to what a desirable society would look like. And who criticized the socialists of his day for their “fantastic pictures of future society”, condemning these as utopian, if not indeed reactionary.

Karl Marx is a worthy subject for a “Future of Yesteryear” article, as Cailleba’s analysis demonstrates here. Basing himself on Marx’s post-1845 writings, he presents, in summary form, some particularly striking aspects of Marx’s thought with regard to the system of production (in particular, the abolition of private property and its replacement by collective ownership) and his recommendation that, once a sufficient level of production had been achieved, the fruits of that production should be distributed equitably (“from each according to his ability, to each according to his needs”). Our readers will undoubtedly be struck by the aptness and topicality of some of the measures he advocated.

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Économie, emploi - Géopolitique

Penser la longue durée. Contribution à une histoire de la mondialisation

Penser la longue durée. Contribution à une histoire de la mondialisation

À propos des ouvrages de François Fourquet, Penser la longue durée (Paris : La Découverte, avril 2018), et Philippe Moreau Defarges, La Tentation du repli (Paris : Odile Jacob, mars 2018) Une même approche géohistorique de la mondialisation, la même conviction qu’il s’agit d’un mouvement inéluctable dicté par la nature humaine, et caractérisé par la « fluidité » du monde et l’intensification incessante des liens entre ses éléments matériels et immatériels, un même fondement théorique selon lequel un leader hégémonique ...

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Économie, emploi - Société, modes de vie

Utopies réelles

Utopies réelles

Les « utopies réelles », qui donnent à l’ouvrage d’Erik Olin Wright son titre, sont des innovations institutionnelles, réellement expérimentées, qui incarnent des alternatives aux organisations sociales dominantes. L’ouvrage propose bien plus qu’un catalogue de ces expériences sociales : il a l’ambition de poser les fondations d’une science sociale émancipatrice, science qui orienterait la réflexion et la pratique pour une sortie du capitalisme. L’analyse de Karl Marx constitue une précédente tentative avec laquelle l’ouvrage dialogue ...

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Économie, emploi - Géopolitique

La Tentation du repli. Mondialisation, démondialisation (XVe-XXIe siècles)

La Tentation du repli. Mondialisation, démondialisation (XVe-XXIe siècles)

À propos des ouvrages de François Fourquet, Penser la longue durée (Paris : La Découverte, avril 2018), et Philippe Moreau Defarges, La Tentation du repli (Paris : Odile Jacob, mars 2018) Une même approche géohistorique de la mondialisation, la même conviction qu’il s’agit d’un mouvement inéluctable dicté par la nature humaine, et caractérisé par la « fluidité » du monde et l’intensification incessante des liens entre ses éléments matériels et immatériels, un même fondement théorique selon lequel un leader hégémonique ...

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Économie, emploi - Entreprises, travail - Ressources naturelles, énergie, environnement

Le Nouveau Capitalisme agricole. De la ferme à la firme

Le Nouveau Capitalisme agricole. De la ferme à la firme

Le secteur agricole français fait la une des journaux. Depuis plus de trois ans, il traverse des turbulences conduisant certains observateurs et autres experts à diagnostiquer une crise structurelle. Déséquilibres de marchés, baisses des prix et des revenus, diminution des effectifs d’agriculteurs, à quoi s’ajoutent les problèmes sanitaires — dont celui de la salmonelle dans la poudre de lait infantile constitue le dernier épisode en date, mettant la firme Lactalis sur le devant de la scène. Comme toutes les ...

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Économie, emploi - Institutions - Société, modes de vie

La Nouvelle Société de la connaissance. Une vision nouvelle de la croissance, du développement et du progrès social

La Nouvelle Société de la connaissance. Une vision nouvelle de la croissance, du développement et du progrès social

Kenneth Arrow est décédé au début de l’année 2017, laissant derrière lui un héritage théorique transdisciplinaire et fondateur qui est repris par nos auteurs : sciences économiques et politiques, théorie des organisations ou encore recherche opérationnelle. Joseph Stiglitz et Bruce Greenwald reviennent en particulier sur la formidable intuition de son article de 1962 dédié à l’apprentissage par la pratique (learning by doing) [1], qui allait inspirer nombre de travaux théoriques et empiriques relatifs à l’« endogénéisation » de la croissance ...

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Économie, emploi - Ressources naturelles, énergie, environnement

L’Économie écologique

L’Économie écologique

Face à la crise environnementale qui s’aggrave, il est urgent de changer de système de pensée. Comme le mettait si bien en lumière Gilles Gaston Granger [1] il y a presque 30 ans, le progrès en science économique se manifeste essentiellement sous deux aspects : la prise en considération d’un phénomène social massif et relativement nouveau, et / ou l’application d’une nouvelle méthode de pensée aux phénomènes déjà reconnus et intégrés. Il n’est pas exagéré, de ce ...

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Économie, emploi

Au-delà du marché. Vers une nouvelle pensée économique

Au-delà du marché. Vers une nouvelle pensée économique

Le public a fait la connaissance de Kaushik Basu en 2012, lorsque celui-ci est devenu économiste en chef de la Banque mondiale, poste qu’il a quitté l’an dernier. La traduction française de Beyond the Invisible Hand [1] permet de prendre la mesure de la pensée de l’économiste indien et d’en apprécier la singularité. Au-delà du marché se propose avant tout de revisiter les interprétations standard de la théorie économique. Il s’agit, comme le dit Kaushik ...

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Économie, emploi

Déconstruire les mythes de la croissance

Déconstruire les mythes de la croissance

Déconstruire les mythes de la croissance tente de disséquer les raisons de l’addiction des sociétés modernes à la croissance économique. Le produit intérieur brut (PIB) et sa croissance sont vus comme la boussole de la civilisation technologique, l’indicateur qui guide sa destinée. L’attachement au PIB résulte d’une combinaison de choix philosophiques, de facteurs sociaux et techniques, de contraintes configurationnelles : faire advenir le progrès social, assurer le plein-emploi, résorber la dette publique et asseoir son hégémonie. Michel ...

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Ressources naturelles, énergie, environnement

La Grande Adaptation. Climat, capitalisme et catastrophe

La Grande Adaptation. Climat, capitalisme et catastrophe

L’ouvrage, dont le titre est un clin d’œil très explicite à La Grande Transformation de Karl Polanyi (1944), aborde la question climatique sous l’angle de l’histoire des idées. L’auteur se place en porte-à-faux de ce qu’il identifie comme deux idées reçues à ce sujet. Selon la première, le thème de l’adaptation n’est devenu dominant qu’à partir du milieu des années 1990, en conséquence de l’échec des politiques de régulation et ...

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Économie, emploi

Pour en finir avec l’économie. Décroissance et critique de la valeur

Pour en finir avec l’économie. Décroissance et critique de la valeur

Dialogue entre Serge Latouche et Anselm Jappe, l’ouvrage Pour en finir avec l’économie. Décroissance et critique de la valeur est une confrontation entre un penseur historique de la « décroissance » et un philosophe et théoricien de la « nouvelle critique de la valeur », composée par leurs interventions croisées lors de conférences. Ces deux écoles de pensée proposent un renouvellement radical de l’économie politique, à partir soit des limites écologiques du modèle économique actuel, soit d’une relecture de Karl ...

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Économie, emploi - Ressources naturelles, énergie, environnement

Environnement et développement durable

Fruit des recherches menées depuis 40 ans par Olivier Godard et des enseignements qu’il dispense dans diverses écoles supérieures de grande réputation, ce livre offre une vue d’ensemble de la problématique environnementale contemporaine à partir d’une mise en confrontation de l’économie de l’environnement, de la théorie des systèmes complexes et de la théorie de la justification. L’approche « méta-économique » proposée ici, appliquée aux enjeux environnementaux, considère l’économie (réelle et théorique) comme un système en ...

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Économie, emploi

La Grande Crise. Comment en sortir autrement

Dans La Grande Crise. Comment en sortir autrement publié début 2015 en France, James K. Galbraith, économiste américain et fils de John K. Galbraith, dresse une analyse de la fin du cycle de croissance économique forte. Rien de temporaire à cet épisode engagé depuis les années 2000, c’est bel et bien la croissance de l’après-guerre qui constitue selon lui un épiphénomène dans une perspective historique. Avec une lecture historique des dynamiques économiques d’après-guerre aux États-Unis, il propose ...

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Entreprises, travail - Recherche, sciences, techniques

Hooked

L’addiction au service du marketing ? Ce livre présente une démarche permettant d’attirer et de fidéliser le client ou le consommateur. Cette stratégie vise à ce que celui-ci ait un contact fréquent avec le produit ou le service, sur le long terme, en s’appuyant sur la formation d’habitudes qui deviennent inconscientes au fil du temps. Le modèle proposé par Nir Eyal est divisé en quatre étapes : le déclencheur, l’action, la récompense et l’investissement. Ce modèle ...

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Revue

Économie, emploi - Ressources naturelles, énergie, environnement

What Form of Climate Justice? A Challenge to the Idea of Emissions Rights and Permits

With the next Conference of the Parties to the UN Framework Convention on Climate Change (COP) coming up in Paris in late 2015, it is probably a good time to examine the philosophical foundations underpinning discussions on the –largely economic– mechanisms likely to modify the behaviour of the main greenhouse-gas emitters. That is, at any rate, the aim of this article by Frédéric-Paul Piguet on the notion of “climate justice”, which questions the pertinence of emissions rights and permits, and examines how the limits of the biosphere should be respected, on the basis of the principle of not doing harm to others.

After reminding us of the principles of distributive justice as this applies in the environmental field, Piguet demonstrates the inability of that theory to confront the biosphere for what it is: namely, the fundamental precondition for humanity’s common good, which must be respected in a way that transcends the generations, its equilibrium taking precedence over all other considerations, including the economic. Applying this conception, the limits of the biosphere must not be evaluated in terms of a “sociologized” judgment, as is the case at the moment, but an “ecologized” one, “recognizing the part of the biosphere that isn’t available for humanity’s use and mustn’t be touched.” Hence the impossibility of distributing emissions rights for the levels that infringe on this untouchable part, and the inadequacy of theories of distributive justice in this regard. Stressing the fact that the capacities of the biosphere cannot be treated as extendable “spoils” to be shared out, he sees the prohibition on doing harm as the principle that can set the biosphere in its rightful place as the fundamental precondition for the common good. Consequently, high levels of emissions can only be granted a “transitory tolerance” that underscores their lack of legitimacy.

Revue

Économie, emploi - Institutions

Institutions and the Progress of Nations: On Daron Acemoglu and James Robinson’s “Why Nations Fail”

The question of the origins of the wealth of nations has nagged at the mind of many an economist since the first modern contribution to the theme by Adam Smith in 1776. From Angus Maddison to Amartya Sen, by way of Joseph Stiglitz, Jared Diamond or Tony Atkinson, many have tried to offer some sort of answer or to propose arguments capable of explaining inequalities in socio-economic development between countries. In a work published in 2008 (An Introduction to Modern Economic Growth, Princeton: Princeton University Press), the economist Daron Acemoglu identified four fundamental causes of economic growth: natural environment, culture, institutions and luck. He has gone further into this question, with the assistance of James Robinson, in Why Nations Fail: The Origins of Power, Prosperity, and Poverty (New York: Crown Publishing Group), published in late 2012.

This work has given fresh stimulus to the debate on the origins of international economic inequalities (particularly on account of one of its conclusions –that Chinese economic growth can be expected to falter without major institutional reform in that country) and Charles du Granrut outlines it for us here. He focuses specifically on the factor the authors regard as essential for guaranteeing sustained economic development –“inclusive” political institutions– and cites various examples in support of their argument. Without neglecting the originality of their approach, he compares it to that taken in an earlier, similarly conceived work (Violence and Social Orders by D.C. North, J.J. Wallis and B.R. Weingast) and highlights some limitations of their analysis.

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Économie, emploi - Ressources naturelles, énergie, environnement

Green Growth: From Intentions to Action

In an increasingly demanding context of climate change, exhaustion of fossil energy resources and sustained economic crisis, a concept is gradually gaining ground, the concept of “green growth”, which aims to promote an environmentally-friendly form of economic development. “Greening” economic growth means developing ecological activity, investing in renewable energies and in improving yields from energy and materials use etc. However, moving from the political declaration of such ambitions to their realization is something that has not yet been done convincingly, particularly in Europe. To make that move, we would need a solid vision of the economic model that properly applies to “green growth”.

Pierre-André Jouvet and Christian de Perthuis have examined the subject and present their economic analysis of such growth in this article. They stress, initially, that we have moved from a “rarity barrier” where resources are concerned to an “environmental barrier –in other words, from a physical limit associated with a store of resources to a limit associated with human capabilities to regulate the natural system. It is actually becoming essential to integrate natural capital into the factors of production (alongside capital and labour). This implies that investments can be made to improve this factor of production. It also implies that natural capital comes into play in the distribution of wealth between factors of production.

Yet, as Jouvet and de Perthuis argue, most initiatives implemented in the name of green growth are, for the moment, cosmetic and do not truly bring the environment into the productive system. Hence they have little chance of sparking a new economic dynamic. Real change can come only from the remuneration of natural capital by reallocating the incomes from both labour and capital on a basis proportional to their initial contributions to environmental pollution. With this aim in mind, the authors propose various courses of action –expanding the concept of efficiency, effecting “ecological transition”, incorporating fairness into ecological choices etc.– and show what financial levers are available for achieving green growth.

Revue

Économie, emploi

Think Slowly, Think Surely? On Daniel Kahneman’s “Thinking, Fast and Slow”

The psychologist Daniel Kahneman, Nobel prize-winner for economics in 2002, has contributed to some notable advances in economic theory with his work on “prospect theory”, which goes to the heart of behavioural economics, and, more recently, with his work on the economics of happiness. In a book that appeared in the USA in 2011, Thinking, Fast and Slow, he presents the core of his analyses and theories in a highly concrete form.

Charles du Granrut has read this work for Futuribles and offers a critical review of it here. He begins by outlining the two main styles of thinking of individuals, as Kahneman conceives them –fast and intuitive and/or slow and rational– before going on to note the main “cognitive biases” that are likely, in his view, to impair reasoning (errors, incoherence, prejudices, the halo effect....). Du Granrut then runs through the various criticisms that have been levelled at this analysis of the decision-making process. He also describes Kahneman’s prospect theory and the way it has been applied within the framework of “liberal paternalism” through the “nudge” concept. Lastly, he notes the contribution made by Kahneman’s analyses of individuals’ perceptions of happiness, not just in the economic field but also, and most importantly, in the area of public policy. All in all, Kahneman’s work is now often integrated into traditional economic theory, while enabling us all to be aware of –and hence potentially forearmed against– the various biases inherent in human thinking.