Corruption

Revue

Entreprises, travail - Institutions - Société, modes de vie

Whistleblowers: an Opportunity for Capitalism?

In France, the law of 9 December 2016 on transparency, defeating corruption and modernizing economic life (the so-called “Sapin II” law) established a juridical framework designed to protect whistleblowers and lay down rules for reporting the facts they reveal. This represents a real advance in the way employees’ relations to their firm’s hierarchy are governed, enabling the general interest to be taken into account. Yet the decision to “blow the whistle” is still not an easy one, even in this new juridical context.

After reviewing the history of the emergence of whistleblowers and outlining the framework recently established in France, Patrice Cailleba stresses the legal obligations of companies in this regard. He shows how whistleblowers face being torn between faithfulness to their own values, loyalty to their employer and a sense of the general interest. However, he also demonstrates how much it is in organizations’ own interests to encourage whistleblowing – particularly at the managerial level. By facilitating such a work of “ethical vigilance” within their organizations, companies, government departments and the like may be said to be contributing to increasing trust in the capitalist system (a trust currently eroded, if not indeed lost).

Forum

Institutions - Société, modes de vie

A Whiff of Fascism(s) in the Air: On the Use of Lying in Politics

At the European elections of May 2019, the parties of the extreme Right tripled their seats in the European Parliament by comparison with 2014. This result confirms that more or less all over Europe ultra-nationalist and populist parties are making progress and using the democratic process to move in on the institutions that govern us. Nevertheless, we should not have any illusions about the profiles of these parties, as André-Yves Portnoff shows here, drawing on the Italian example: their only democratic arguments are window-dressing and they are expert in the manipulation of crowds and truth. This is how it is with the Italian neo-fascists who, through an idiosyncratic rewriting of history and of the Mussolinian past, peddle falsehoods and employ disinformation to attract votes, while maintaining systems of collusion and corruption very far distant from the virtuous conduct they claim to advocate. This Forum aims to dissect these stratagems and to warn of methods that might rapidly spread to other extremist groups.

Note de veille

Société, modes de vie

La corruption, les inégalités et la sécurité alimentaire en Chine

Selon une enquête conduite en Chine par le Pew Research Institute dans le cadre de son Projet sur les attitudes dans le monde et rendue publique le 16 octobre 2012, une part croissante de l’opinion publique chinoise considère que la corruption, le creusement des inégalités et la sûreté alimentaire constituent des problèmes majeurs. L’inquiétude vis-à-vis de la corruption, des inégalités et de la sûreté alimentaire s’accroît (évolution entre les enquêtes conduites entre 2008 et 2012)Source : Pew ...

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Revue

Institutions - Société, modes de vie

Italy, a Corrupt Power

12 November 2011 will remain a significant date for many Italians who were impatient for the end of the Berlusconi era. On that day, il Cavaliere finally resigned himself to the idea of leaving the office of Italian prime minister that he had held for almost 10 years (with one brief interruption), despite repeated political/financial and sex scandals. However, though it represents an encouraging sign for democracy, Silvio Berlusconi’s departure by no means provides Italy’s institutions with a clean bill of health. As Arles Arloff shows here, corruption and collusion between ruling politicians and the mafia are not recent phenomena that came on the scene with the rise of Berlusconi. They go back several centuries and are deeply rooted in the national political system.
Drawing on the copious writings of Italian journalists and authors specializing in this question – and on the testimony of the “last of the judges” (that is to say, one of the last anti-mafia, anti-corruption judges to have escaped physical elimination by outright assassination), namely the public prosecutor Roberto Scarpinato – Arles Arloff reminds us how the mafia was built, from its earliest days, on the corruption of political power. She also shows the extent to which these corrupt practices came to be accepted and regarded almost as normal in that country. Despite the actions taken from 1983 to 1992, which aroused hopes of a massive clear-out of Italian institutions and the return to a “clean” government, Italy remains in the control of “notables”, politicians and other dignitaries closely linked to the mafia (the so-called alta mafia) amid a prevailing code of silence, all of which increasingly makes the country resemble certain former, unlamented South American dictatorships. And if pockets of resistance to that system remain, the danger is that they will not resist for long without support from a broad section of the population. But will those people be willing to risk their lives for the sake of a clean Italy?

Note de veille

Institutions

Les pays développés touchés par la corruption

L’indice de perception de la corruption (IPC) 2009 , publié en novembre dernier, rappelle que les pays développés sont eux aussi concernés par la corruption du secteur public. Ainsi, au sein de l’Union européenne, la dégradation de l’intégrité depuis 2004 doit davantage aux pays membres de longue date qu’aux nouveaux États membres. Or, selon une étude récente de la Banque mondiale, la corruption dans les pays développés pourrait être une des causes de la perte de confiance ...

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Bibliography

Société, modes de vie

Corruptions

Face à la récente mobilisation contre la corruption, longtemps considérée comme un « crime blanc » (et n'appelant donc pas de réprobation sociale), deux problèmes se posent, remarque l'auteur, directeur de recherche au CNRS : finalement, en dépit des remous médiatiques, la corruption ne reste-t-elle pas socialement perçue comme sans véritable gravité ? Par ailleurs, les projets punitifs renvoient-ils à une volonté et à une capacité réelles des autorités politiques ? Pour y répondre, Pierre Lascoumes se propose d'élargir le champ habituellement ...

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Bibliography

Économie, emploi - Société, modes de vie

Le Segunda Muerte de Bolivar… y el Renacer de Venezuela

S'inscrivant dans le contexte de crise que connaît actuellement le Venezuela, José Luis Cordeiro (à la fois ingénieur, chercheur, économiste et consultant) dresse un état des lieux de ce pays. La crise (« deuxième mort du Bolívar », la monnaie nationale) s'est traduite par une hyperinflation et la stagnation, sinon la régression, des revenus de la plupart des Vénézuéliens. Pourtant ce pays disposait, selon lui, d'un des meilleurs potentiels du continent latino-américain. Il s'efforce donc dans la première ...

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Économie, emploi - Géopolitique

Russian Organized Crime

« Si la criminalité organisée russe (COR) reste en l'état, la Russie court le risque de devenir un État criminalo-syndicaliste - une troïka comprenant des gangsters, des bureaucrates gouvernementaux corrompus et des hommes d'affaires malhonnêtes ». D'ampleur considérable, la COR est une force majeure dans le développement des structures politiques, économiques et sociales post-soviétiques, et constitue une menace directe contre les intérêts de sécurité nationale américains car il renforce l'instabilité d'une grande puissance nucléaire. Autre sujet de préoccupation ...

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Institutions - Société, modes de vie

« La corruption dans la vie publique »

Dans ce dossier d'actualité mondiale de Problèmes économiques et sociaux, Yves Mény (spécialiste de la vie politique française) a rassemblé une série de textes et d'articles concernant la corruption dans la vie publique. Il aborde la question par une section consacrée au phénomène en lui-même : son irruption dans le débat public, sa signification et ses implications sur les plans juridique et sociologique, et la tendance à l'internationalisation des circuits de corruption. Puis il s'intéresse plus particulièrement ...

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Entreprises, travail - Société, modes de vie

« Pourquoi la loi du silence ? »

La revue Entreprise Éthique consacre un numéro spécial à la loi du silence qui règne dans les entreprises et les milieux d'affaires concernés par la corruption. Ce numéro comprend trois parties principales : un dossier thématique ; une partie économique et juridique et enfin une partie sociologique et philosophique. Le dossier comporte différents articles dont : -« Prévenir et réprimer les pratiques professionnelles illicites : par quels moyens », par P. Méhaignerie, garde des Sceaux ; - « Corruption : qui est victime ? », par R. Bouchery ; - « Pourquoi les victimes ...

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Revue

Économie, emploi - Géopolitique - Société, modes de vie

Nord-Sud : pour une nouvelle politique de développement

Dans cet article, A. Postel-Vinay montre à quel point la politique française à l'égard des pays "en développement" est mal orientée. Il critique spécialement les financements que nous distribuons, d'une manière massive, pour obtenir, dans ces pays, des marchés d'équipement ou de travaux civils ou militaires. Il estime que ces opérations (très largement faussées par l'affairisme et la corruption) sont, dans l'ensemble, aussi nocives pour la France que pour les pays où elles se réalisent ...

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Revue

Institutions - Société, modes de vie

Italie : une société sans État

Si les performances économiques de l'Italie sont à de nombreux égards remarquables - notamment du fait de la multiplication de petites entreprises innovantes -, le pays est confronté à des problèmes structurels importants qui résultent, selon Gabrielle Calvi, d'un individualisme exacerbé et de l'absence de système de régulation collective. La montée de l'individualisme et le déclin de l'État comme garant d'un certain ordre public - voire d'un projet collectif transcendant les corporations - constituent certes des tendances ...

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Revue

Économie, emploi - Société, modes de vie

Économie des activités criminelles en Italie

Février 1986 : l'ouverture du procès-fleuve de la mafia sicilienne à Palerme vient nous rappeler l'ampleur des activités illicites dans la société italienne. Un chercheur italien, Gino Martinoli, a lancé le défi de mesurer le poids économique de ce phénomène dans la société italienne. La tentative est hardie et controversée : c'est pourquoi le CENSIS, une fondation de recherches sur l'évolution de la société italienne installée à Rome, a décidé au printemps dernier de prolonger le débat en ...

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