Revue

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Bibliographie n° 47

Cet article fait partie de la revue Futuribles n° 47, sept. 1981

Le titre de l’ouvrage laisse bien deviner l’intention des auteurs : à travers les confidences, les déclarations des nouveaux dirigeants chinois, les documents élaborés au sein du parti communiste chinois, montrer l’ampleur des massacres et des exécutions en masse ; la «révolution culturelle» aurait fait un million de morts et cent millions de victimes jetées en prison, déportées dans les camps de travail, réduites au chômage ou à la mendicité. Sur ce fond de tragédie collective, qui n’est même plus à l’échelle humaine, se profilent des drames individuels : la fuite de Lin Piao et sa disparition dans un mystérieux accident d’avion, la fin pitoyable de Liu Shaoqi dans une cave de prison, la comparution de sa fille âgée de six ans devant la foule hurlante de ces fameux meetings d’accusation. Après les illusions perdues et le dégrisement amer, exprimés dans leurs précédents livres Deuxième retour de Chine et le Bonheur de Pierre – publiés en 1977 et 1978 au Seuil – Claudie et Jean-Jacques Broyelle font le bilan de la révolution maoïste : en moins de quarante ans, plus de 50 millions de morts ; plus, par conséquent, que les 27 millions de victimes dues aux calamités naturelles et humaines (sécheresse, famines, inondations, guerres sino-japonaises) qui se sont succédées durant 68 ans de 1877 à 1945.

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