Revue

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Les impacts de la crise économique et financière sur les services sociaux

La France, avec un haut niveau de protection et de dépenses sociales (plus de 30 % de PIB – au premier rang européen) dispose d’un instrument incontestablement efficace pour amortir la crise. La question est celle de la réelle capacité à continuer à financer l’ensemble des prestations et services sociaux, tout comme les projets de développement et de réforme.

Pour le moment la crise a pour impact de voir augmenter les demandes et les dépenses. L’offre proposée ne diminue pas, au contraire. La qualité de service peut être, dans certains domaines, plus faible qu’à d’autres périodes, mais rien n’indique une véritable dégradation.

Il faut relever deux périodes dans la crise et dans la réponse à la crise, en ce qui concerne les services sociaux. Tout d’abord, dans le cadre du plan de relance, les services sociaux ont pu bénéficier de moyens supplémentaires (pour la lutte contre le chômage, l’assistance et les logements sociaux). Ensuite, dans la cadre d’un plan de rétablissement des finances publiques, dont les prémices ont été évoquées à partir de juin 2010, de nouvelles dispositions vont dans le sens d’une réduction importante (mais qui n’est pas encore chiffrée de manière détaillée) des dépenses consacrées aux services sociaux.

Qu’il s’agisse de l’État ou des collectivités territoriales, le niveau des dépenses, au global, est jugé insoutenable et appelant maintenant des choix et des réformes.

On s’intéressera ici aux quatre domaines de la dépendance, de la petite enfance, du logement social et de l’emploi. On s’appuiera sur une enquête Eurobaromètre permettant de situer le ressenti des Français au sujet de l’impact de la crise sur les services sociaux et, surtout, sur les données, transformations et analyses françaises les plus récentes.

#Crise économique #France #Politique sociale