L’association Futuribles International lance une étude prospective sur la mobilité de demain dans les villes moyennes françaises. Quels sont les scénarios souhaitables envisageables ? Quels sont les moyens concrets que les différents acteurs sont susceptibles de mettre en œuvre pour en permettre la réalisation ?
Les comportements de mobilité qui structurent nos territoires se sont construits progressivement depuis les années 1950 sans rupture majeure apparente. Ils sont largement dominés par un usage toujours plus individuel de l’automobile pour les personnes, et par l’usage du camion pour le fret. La récente et légère baisse de la mobilité automobile entre 2000 et 2007 marque peut-être une inflexion timide de tendance.
Dans tous les cas, l’extrapolation des tendances longues passées aboutit à une impasse à moyen terme, si nous souhaitons une société tout aussi mobile et efficace économiquement :
• impasse écologique liée à des modes de transport polluants et générateurs de gaz à effet de serre ;
• impasse énergétique liée à la raréfaction et au renchérissement des énergies fossiles ;
• impasse spatiale et/ou paysagère liée à la consommation d’espace ;
• impasse sociale dans nos sociétés où la norme est d’être mobile.
La recherche d’une qualité renouvelée de la mobilité locale est aujourd’hui une attente des ménages et des collectivités locales. Néanmoins, force est de constater que les alternatives à la mobilité automobile sont aujourd’hui encore peu nombreuses ou peu structurées, tandis que les contraintes — physiques ou financières — imposées à la mobilité automobile risquent de peser fortement sur les populations et les activités les plus vulnérables.
Aussi l’association Futuribles International lance-t-elle une étude prospective sur la mobilité des personnes, qui entend, à partir d’un scénario d’objectif inspiré du « Facteur 4 » (division par quatre des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050), déterminer les voies et moyens concrets que les différents acteurs sont susceptibles de mettre en œuvre pour en permettre la réalisation.
L'étude a démarré le 1er janvier 2010.
Directeurs de l’étude
• Véronique Lamblin (directrice d’études, Futuribles)
• Marie-Hélène Massot (directrice de recherche à l’INRETS, Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité)
Présentation de l'étude et conditions de souscription (pdf)
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