Les maladies neurodégénératives posent un problème grave du fait de leur issue fatale, du poids qu’elles font peser sur les accompagnants et de leur incidence économique. La principale cause en est le vieillissement, et l’allongement de la durée de vie augmente le nombre des malades. En 2016, plus de 43 millions de personnes dans le monde étaient atteintes de démence sénile, dont 65 % souffraient de la maladie d’Alzheimer. En France, cette maladie touche 900 000 personnes (15 % de la population âgée de 80 ans ou plus). Il en est de même pour la maladie de Parkinson qui frappe 7 millions de personnes dans le monde et 200 000 Français. Il y a une véritable attente de traitements adaptés. Dans un roman récent, La Corne d’Ammon [1], le neurobiologiste suisse Pierre Magistretti a exprimé sa profonde amertume à l’égard des recherches poursuivies pour le traitement de la maladie d’Alzheimer qui seraient, selon lui, lancées dans une mauvaise voie — et l’énormité des sommes investies empêcherait des changements de direction.
Maladie d’Alzheimer
L’observation du cerveau de patients décédés de la maladie d’Alzheimer montre la disparition de nombreuses structures, l’apparition entre les cellules de plaques (plaques séniles) ainsi que la présence dans les neurones de dégénérescence neurofibrillaire. Supprimer ces structures supposées à l’origine de la maladie est l’objectif des recherches. Le mécanisme de la formation des plaques séniles est compris : la dégradation d’une protéine présente dans la membrane des neurones, la protéine amyloïde, libère des peptides qui changent d’organisation et s’agrègent pour former ces structures. Des ant



