L’un des moyens pour ralentir l’augmentation de la teneur en CO2 dans l’atmosphère est de le stocker dans des « puits » naturels ou artificiels. Le moyen le plus efficace est de récupérer le gaz directement à la source et de l’injecter dans les couches profondes de la croûte terrestre, dans des formations géologiques adaptées. Cette technique, nommée généralement CSC (captage et séquestration du carbone) géologique, a démontré son efficacité et se développe déjà, mais les impacts environnementaux des fuites possibles de CO2 restent à évaluer. Parmi les autres puits possibles, celui de la biominéralisation, processus par lequel le CO2 est minéralisé en calcaire, pourrait à l’avenir constituer une alternative sérieuse. Le projet CO2solstock, financé par le septième programme cadre de l’Union européenne, achevé le 9 mars 2012 par une conférence à Paris, avait pour but d’évaluer les voies technologiques de biominéralisation valorisables. Les résultats devraient paraître d’ici peu.



