Le 11 février 2013 marquera le second anniversaire de la révolution égyptienne. Bien que laborieuse, la transition politique s’y réalise peu à peu. Sans surprise, ce sont les Frères musulmans qui ont remporté les élections organisées jusqu’à présent, à travers le Parti de la liberté et de la justice. Mohammed Morsi, son leader, a été élu cinquième président de la République égyptienne le 30 juin 2012. Fragilité constitutionnelle et instabilité institutionnelle prévalent cependant toujours au pays des pharaons. De son côté, l’armée, décisive dans la chute de l’ancien raïs Hosni Moubarak, semble adopter une position moins ostentatoire sur le plan politique, mais reste très influente dans les affaires économiques, domaine dans lequel les islamistes au pouvoir entendent mettre fin à une corruption endémique qui obère le développement du pays depuis des années. Cette moralisation de l’économie constitue l’un des leitmotive du programme politique des nouvelles autorités égyptiennes. Aussi nécessaire soit-il, le processus s’avère plus complexe que prévu et s’inscrit surtout dans un cadre budgétaire détérioré.
Effets collatéraux des troubles publics et de l’insécurité, chute des investissements étrangers [1], baisse du to



