En charge du diagnostic sur les retraites, le Conseil d’orientation des retraites (COR) a publié de nouvelles perspectives pour les régimes obligatoires, couvrant la période 2012-2060, dont la méthodologie reproduit celle des perspectives diffusées en novembre 2007 et avril 2010, et dont les conclusions constituent une puissante invitation à ajuster à nouveau et sans délai la donne paramétrique, sinon à envisager une refonte générale du système.
Bien que fondées sur des hypothèses démographiques, d’activité et de réglementation plus favorables, se traduisant par une croissance renforcée de l’emploi et une baisse plus faible du rapport des cotisants aux retraités, ces perspectives n’en font pas moins apparaître un besoin annuel de financement (hors minimum vieillesse) de 21 milliards à 25 milliards d’euros à l’horizon 2020 (plus ou moins un point de produit intérieur brut). Malgré le retour supposé de l’économie française à son point d’équilibre entre 2024 et 2031, le déficit annuel fluctue encore entre 18 milliards et 53 milliards d’euros en 2030 et entre 8 milliards et 74 milliards en 2040. Aux horizons plus lointains de 2050 et 2060, des excédents de financement sont envisageables, mais sous des hypothèses économiques plus que favorables (d’école) et moyennant une nette dégradation du niveau de vie des retraités par rapport aux actifs.
Source : Retraites : perspectives 2020, 2040 et 2060, Onzième rapport, Paris : COR, décembre 2012, 145 p. URL : http://www.cor-retraites.fr/article386.html



