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  PROSPECTIVE
E-ZINE n°1 - DECEMBRE 2007
 
 
FLASHS

Avenir de l'industrie européenne : quels déterminants ?

Trois catégories de tendances lourdes dessineraient les marchés mondiaux à l'horizon 2020 selon une étude de l'ETEPS-NET, réseau qui rassemble des organismes nationaux de conseil en politique "techno-économique" :
  • Celles qui se situent du côté de la demande : vieillissement de la population, réchauffement climatique, pandémies, pression croissante sur les systèmes de santé, terrorisme, inégalités sont ainsi définis comme les priorités.
  • Celles qui se situent du côté de l'offre : le rôle croissant du savoir et de l'innovation comme avantages compétitifs, l'ouverture (des marchés, des entreprises elles-mêmes avec le développement de la sous-traitance), l'importance des réseaux, les ruptures scientifiques et technologiques (sciences cognitives, biologie moléculaire, etc.). Tout ceci ouvre une aire pour de nouvelles activités économiques et de nouveaux business models.
  • Celles qui se situent du côté institutionnel, comme le renforcement des droits sur la propriété intellectuelle, la libéralisation financière, etc.

Ces tendances ont des implications sur les changements en termes d'organisation, la spécialisation sectorielle, la recherche et développement, les ressources humaines, les compétences et les conditions du marché du travail, la localisation des activités économiques et les infrastructures.

Enfin, les économies émergentes sont considérées comme un défi pour la compétitivité européenne. La solution pour y faire face ne résiderait pas, selon les auteurs, dans une baisse des coûts du travail ou une augmentation de la flexibilité (qualifiées de "réponses de court terme") mais dans une combinaison efficace de l'innovation technologique et organisationnelle, et de politiques d'éducation et de formation, ceci au niveau national aussi bien qu'européen.

Extrait de la Bibliographie prospective, Futuribles, avril 2007

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Le consommateur européen en 2010

Les 10 000 Européens interrogés sur leurs intentions d'achat appartiennent à 12 grands pays : l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, l'Italie, la Grande-Bretagne, le Portugal, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie et la Russie. Quel est le profil de "l'euroconsommateur 2010" qui en ressort ?

En 2010, l'euroconsommateur serait plus âgé, à revenu plus élevé, avec encore de fortes inégalités entre les pays, et fortement acheteur, surtout en produits électroniques et équipement du foyer. En effet, dans tous les pays étudiés sauf la Russie, la part des 65 ans ou plus devrait progresser. Le revenu moyen par habitant est censé augmenter partout, mais à des rythmes variables, le revenu des Tchèques devenant supérieur à celui des Portugais.

La consommation devrait rester très dynamique à l'horizon 2010, notamment du fait que les Européens puiseraient dans leur épargne (le taux d'épargne français est déjà passé de 16,9 % en 2002 à 14,7 % en 2006). Le secteur qui connaîtrait la plus forte croissance serait celui de la TV, hi-fi, vidéo, micro-informatique (+ 20 % sur la période 2007-2010). Le secteur de la rénovation de l'habitat et du bricolage devrait continuer à être tiré par le boom de l'immobilier. La maison est en effet la deuxième priorité des Français après la famille.
Il est à noter que ces prévisions ne font que prolonger les tendances observées dans le passé !

Extrait de Vigie Info, Futuribles, 30 janvier 2007

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Emploi : l'espoir placé dans le départ des baby-boomers s'éloigne.

Alain Monnier, démographe à l'INED, compare les effectifs de générations de jeunes français (mais le raisonnement vaut ailleurs) atteignant les âges d'entrée dans la vie active et les effectifs des générations atteignant l'âge de sortie d'activité. Depuis plusieurs décennies, les "entrants" sont nettement plus nombreux que les "sortants". Ce déséquilibre devrait s'atténuer dans les années à venir, mais non s'inverser totalement : le ratio "effectifs des générations atteignant 20-24 ans pour 100 personnes atteignant 60-64 ans" resterait en effet proche de 100 en France.

Ce n'est pas le cas en revanche dans d'autres pays européens comme l'Allemagne ou l'Italie, ce qui fait dire à l'auteur que les jeunes Français seront peut-être tentés par des opportunités d'embauche de l'autre côté des frontières.
D'une manière générale, et quel que soit le pays, "cette situation peut contribuer à créer les conditions d'une réduction du chômage mais ne la garantit pas" : d'une part, les remplacements des départs en retraite ne seront pas systématiques, d'autre part, il n'y a pas adéquation entre les caractéristiques des emplois laissés vacants (que ce soit en termes de niveau de qualification ou de localisation géographique) et celles des demandeurs d'emploi. Une approche strictement démographique est donc réductrice. "Si le départ des baby-boomers ouvrait "mécaniquement" de fortes opportunités d'emploi pour les jeunes", explique-t-il, "c'est en Amérique du Nord que les taux de chômage seraient les plus élevés, et dans les pays comme l'Allemagne et l'Italie qu'ils seraient les plus bas."

Extrait de Vigie Info, Futuribles, 23 mars 2007

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Les villes face aux défis de la pauvreté et de l'environnement

"C'est dans les villes que nous pouvons faire les plus grands progrès vers une planète équilibrée et pacifiée" estime l'ancien maire de Curitiba au Brésil, "c'est pourquoi, nous devons considérer l'urbanisation avec optimisme et non avec peur."

De nombreuses villes ont ainsi mis en place des projets pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et, de manière générale, toute source de pollution. Aux États-Unis, plus de 300 villes regroupant plus de 50 millions d'habitants participent ainsi à l'US Mayors' Climate Protection Agreement.

Concernant la pauvreté, la Commission pour l'Afrique a identifié l'urbanisation comme le second défi du continent après le VIH/Sida. Environ 35 % des Africains sont urbains, mais cette proportion pourrait atteindre 50 % en 2030. Au niveau mondial, sur les trois milliards de personnes vivant en zone urbaine aujourd'hui, un milliard est concentré dans des bidonvilles (zones définies par l'absence d'accès à l'eau potable, d'égouts et par un habitat précaire) et on estime à 1,6 million le nombre de personnes qui meurent tous les ans du fait de ces conditions d'hygiène. Si rien n'est fait pour lutter contre la pauvreté urbaine, plus de 500 millions de personnes supplémentaires pourraient vivre dans des bidonvilles d'ici 2030.

De façon générale, les communautés et les autorités locales ont été pionnières dans l'élaboration de politiques de terrain visant la réduction de la pauvreté et des problèmes environnementaux et, dans certains cas, leurs efforts ont surpassé les politiques nationales.

Extrait de la Bibliographie prospective, Futuribles, avril 2007

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