Revue

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Climat, biodiversité, désertification : l’interdépendance des enjeux

Trois illustrations ouest-africaines

Le monde de 2050, plus encore celui de 2100, dépendra de ce que nous ferons dans les toutes prochaines décennies en matière d’action climatique — le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) nous le rappelle d’un rapport à l’autre. Il dépendra aussi de la façon dont nous prendrons en charge d’autres dérèglements globaux comme l’érosion de la biodiversité, la dégradation des sols, la perturbation du cycle de l’azote…

Tous ces dérèglements interagissent les uns avec les autres. Ils sont pourtant discutés dans des processus distincts de négociation dans le cadre des Nations unies. Ainsi, trois COP (conférences des parties) portant respectivement sur le climat, la biodiversité et la désertification se sont tenues fin 2024 à quelques semaines d’intervalle à Bakou, Cali et Riadh.

Cette organisation en silo de trois processus de négociation onusiens qui ne communiquent pas suffisamment entre eux est en décalage croissant avec les actions conduites à l’échelle microéconomique pour contrer les menaces environnementales planétaires. C’est particulièrement vrai concernant l’agriculture, comme l’illustre une rapide visite guidée en Afrique de l’Ouest.